« Dieu dit : Qu’il y ait une voûte au milieu des eaux pour séparer les eaux des eaux ! Dieu fit la voûte ; il sépara les eaux qui sont au-dessous de la voûte et les eaux qui sont au-dessus de la voûte. Il en fut ainsi. Dieu appela la coûte « ciel ». Il y eut un soir et il y eut un matin : deuxième jour.
Dieu dit : Que les eaux qui sont au-dessous du ciel s’amassent en un seul lieu, et que la terre ferme apparaisse ! Il en fut ainsi. Dieu appela la terre ferme « terre », et il appela la masse des eaux « mer ». Dieu vit que cela était bon. » (Genèse 1, 6-10)
Au cours du mois de septembre, le mois de la création invitait à regarder l’eau qui traverse littéralement toute la Bible, comme un fin ruisseau devenant fleuve de vie. Dès le début du livre de la Genèse, il y a l’eau, plus exactement les eaux d’en haut et les eaux d’en bas, que Dieu sépare, et dont il fait émerger du sec. Ainsi avant la terre, est nommée l’eau. Biologiquement, nous savons que sans eau, la vie est impossible et que toute vie est littéralement sortie de l’eau.
Après un été sec, bien trop sec, je suis touchée par ce texte de la Genèse comme si je l’entendais vraiment pour la première fois, comme si je réalisais pour la première fois la nécessité vitale de l’eau, vitale pour moi, pour l’humanité, pour tous les vivants, animaux et végétaux. Et je me suis réjouie, comme beaucoup, de l’eau d’en haut qui est tombée sur la terre, même si j’ai été… arrosée !
Et je voudrais tant que nous n’oublions pas trop vite cet été caniculaire, et que nous nous arrêtions vraiment pour réfléchir à ce que nous pouvons faire, chacune et chacun de notre côté, et tous ensemble, pour préserver l’eau, l’économiser, la choyer comme un bien précieux.
Une manière de ne pas oublier consiste à continuer d’en parler, continuer de porter ensemble la préoccupation du monde. Aussi le week-end des 24 et 25 octobre prochain, rendez-vous à Fives pour réfléchir, prier et agir ensemble ‘Par amour de la terre’, cette terre qui nous est confiée.
Toute vie est sortie de l’eau. Le Psaume 1 prend une image curieuse pour parler du bonheur. Ecoutez plutôt : « Heureux l’homme qui ne suit pas les projets des méchants, qui ne s’arrête pas sur le chemin des pécheurs, et qui ne s’assied par parmi les insolents, mais qui trouve son plaisir dans la loi du Seigneur et qui redit sa loi jour et nuit !
Il est comme un arbre planté près des cours d’eau qui donne son fruit en son temps, et dont le feuillage ne se flétrit pas : tout ce qu’il fait lui réussit. »
Avoir les racines plantées dans l’eau, sûr que c’est un bon endroit pour pousser. La contemplation de cet arbre planté au bon endroit peut être une inspiration pour vivre cette année. Point d’agitation inutile, point de bavardages inconsidérés, point de consommation excessive ! Le calme et la croissance lente et silencieuse d’un végétal. Que Dieu nous donne sagesse et paix.
Pasteure Emmanuelle Seyboldt