Certains textes bibliques sont rafraîchissants, surtout quand on les lit en pleine chaleur, comme c’est mon cas ce 25 juin. Je ne sais pas comment se sera passé l’été, ni quel est le temps au moment où vous lisez ces lignes, mais j’ai chaud. Faut-il vraiment parler du climat, des canicules et des changements climatiques dans un billet biblique ? Et pourquoi pas ! Le climat change et l’humain en est la cause. Son activité débridée, toujours plus, toujours plus vite, toujours plus fort, ne permet plus à la nature de se renouveler. Les jours de canicule, l’espèce humaine transpire, étouffe, suffoque, et elle n’est pas la seule. Toutes les espèces animales et végétales ont chaud avec nous, et eux n’ont pas la possibilité d’aller au cinéma ou dans un magasin climatisé.
C’est alors, qu’anticipant (!), je regarde le thème proposé pour le temps pour la Création du mois de septembre. Et là, merveille, je lis que le thème de cette année célèbrera l’eau vive, en prenant appui sur le texte d’Ezéchiel 47, 1-12. En voici quelques versets :
9 Et alors tous les êtres vivants qui fourmillent vivront partout où pénétrera le torrent. Ainsi le poisson sera très abondant, car cette eau arrivera là et les eaux de la mer seront assainies : il y aura de la vie partout où pénétrera le torrent.
12 Au bord du torrent, sur les deux rives, pousseront toutes espèces d’arbres fruitiers ; leur feuillage ne se flétrira pas et leurs fruits ne s’épuiseront pas ; ils donneront chaque mois une nouvelle récolte, parce que l’eau du torrent sort du sanctuaire. Leurs fruits serviront de nourriture et leur feuillage de remède.
Au début du chapitre, le prophète Ezéchiel a reçu de Dieu la vision du Temple, « la Maison », et c’est de ce Temple que sort de l’eau. Il s’agit d’abord d’un fin ruisseau, qui prend de l’ampleur jusqu’à se transformer en fleuve infranchissable. C’est de ce torrent que naît et se développe la vie, une vie grouillante, une vie animale et une vie végétale. La vision d’Ezéchiel vient le dire de manière rafraichissante, et annonce le fleuve de vie du livre de l’Apocalypse.
La vie des humains est liée à celles des animaux et des végétaux, et tous ensemble nous dépendons de l’eau, essentielle pour notre vie, pour notre être avant même notre bien-être !
A chaque jour de la création, « Dieu vit que cela était bon ». Aujourd’hui, nous voyons bien que ce n’est plus bon, que nous avons abîmé, gâché, détruit ce don incroyable. Pourtant, la promesse est toujours présente. Saurons-nous l’entendre et revenir au fleuve d’eau de la vie ? (Apocalypse 22)
Pasteure Emmanuelle Seyboldt